mai 2018


 

Le pont Saint-Jacques prend forme

Le pont Saint-Jacques est l'un des trois ponts signatures du projet Turcot. Les travaux de reconstruction se poursuivent ce printemps avec l'assemblage de la charpente métallique ainsi que la mise en place des trois premières sections du tablier. Ce pont à haubans viendra marquer l'entrée de la ville dans le secteur de Décarie. Plusieurs défis entourent sa construction, notamment l'enjambement de six bretelles d'autoroute.

DSC_1833W.jpgVue sur le pont Saint-Jacques en direction est lors du poussage des trois premières sections du tablier.

Le nouveau tablier du pont Saint-Jacques est particulier puisqu'il sera composé d'une seule poutre caisson, c'est-à-dire une poutre creuse à l'intérieur et fermée. À titre de référence, on trouve normalement plusieurs poutres en forme de I sur un pont d'étagement. En raison de sa taille qui atteindra 124 mètres de long et de son poids, la poutre a été préfabriquée en usine en pièces détachées. Au cours des derniers mois, c'est une quarantaine de morceaux du tablier qui ont été livrés au chantier. Chaque pièce a été boulonnée puis soudée afin de former les trois premières sections du tablier.

DSC_1775W.jpgImaginez le nombre de boulons qui a été nécessaire pour assembler toutes les pièces du tablier actuel.

L'installation du tablier du pont se fait par poussage. Cette méthode a été choisie en raison de l'espace restreint et afin de réduire le plus possible le nombre de fermetures requises de l'autoroute 15. En bref, le tablier déjà assemblé est poussé à l'aide d'un système de pistons et de rails au-dessus des voies autoroutières. La méthode utilisée est peu fréquente pour un pont à haubans. La méthode de lancement avec tour, qui consiste à construire la structure du pont en entier, y compris le mât central et les haubans, et par la suite à venir le glisser en position finale, ou la méthode de construction par encorbellement, qui consiste à construire le pont section par section à leur position finale, sont normalement privilégiées.

DSC_1803W.jpgVue sous le tablier. On peut y voir le système de pistons et de rails mis en place pour effectuer la poussée du tablier à une vitesse de près de 1 mètre toutes les 6 minutes.  

La fin de semaine du 18 mai, une équipe de 8 travailleurs a été mobilisée afin de procéder au poussage des trois premières sections du tablier, qui a été réalisé en 12 heures. Le poussage doit se faire en 2 étapes, l'espace dans le secteur étant insuffisant pour assembler l'ensemble du tablier. Un nez de lancement a été construit et installé à l'avant des trois sections du tablier. Ce nez de lancement, de 35 mètres de long, est venu rapidement s'appuyer sur la pile centrale du pont et ainsi assurer la stabilité de l'opération. Sans celui-ci, le poussage serait tout simplement impossible. La partie du tablier qui est poussée pèse 1 122 tonnes, soit l'équivalent de 6 baleines bleues. Une fois les 3 sections poussées, la structure a été sécurisée afin de permettre la reprise de la circulation sur l'autoroute 15.

DSC_1904W.jpgVue sur le nez de lancement qui est installé à l'avant du tablier.  

Au cours des prochains mois, les équipes procéderont à l'assemblage des deux sections restantes de la structure métallique en vue de la deuxième opération de poussage. Restez à l'affût pour connaître les prochaines étapes de la reconstruction.

Pour voir en images l'ampleur et l'avancement des travaux du pont Saint-Jacques, consultez la Galerie Multimédia.

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Une visite dans les maritimes

Le 16 avril dernier, deux ingénieurs du Ministère ont réalisé une visite à l'usine Cherubini Metal Works Limited, en Nouvelle-Écosse, afin de vérifier la qualité de la fabrication des éléments d'acier du futur pont au-dessus du canal de Lachine.

Collaboration spéciale de Roberto Lara Cardenas, ingénieur à la Direction générale des grands projets Turcot et du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

20180416_115851185_iOSW.jpg De gauche à droite : Marc Turmel, ingénieur à la Direction des matériaux d'infrastructures, et Roberto Lara Cardenas, ingénieur et auditeur à la Direction générale des grands projets Turcot et du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.

Roberto Lara Cardenas, ingénieur et auditeur à la Direction générale des grands projets Turcot et du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, et Marc Turmel, ingénieur à la Direction des matériaux d'infrastructures, se sont rendus sur place afin de réaliser des opérations de vérification, soit un audit, sur la fabrication des différents éléments d'acier du futur pont.

« Le pont à haubans qui enjambe le canal de Lachine figure parmi les trois ouvrages signatures du projet Turcot. Il est important d'auditer les pratiques du constructeur et de constater le bon déroulement des opérations sur place. La visite incluait un tour complet des installations où les futures poutres caissons et le mât central du pont sont assemblés, soudés et peints », explique Roberto Lara Cardenas.

D'abord, il y a eu une visite des installations où sont situés les bureaux principaux du constructeur. C'est dans cette usine que sont fabriquées les pièces secondaires de la poutre, c'est-à-dire toutes les pièces de petites dimensions, comme les plaques d'assemblage qui permettent de boulonner la structure. C'est également à cet emplacement que les poutres caissons du pont sont entreposées en attendant leur livraison au chantier.

20180416_113154684_iOSW.jpgLes poutres caissons du pont enjambant le canal de Lachine dans la cour d'entreposage, prêtes pour la livraison au chantier. Ce type de poutre est vide à l'intérieur et fermée.

Les ingénieurs ont ensuite été accompagnés vers l'atelier de préparation de surface et de peinture, appartenant à l'entreprise Quality Blasting and Coatings, sous-traitant de Cherubini Metal Works Limited. Ils ont pu observer divers éléments peinturés ainsi que deux poutres caissons en pleine transformation.

20180416_125530039_iOS_55W.jpgDes poutres caissons se trouvent dans l'atelier de préparation de surface et de peinture, également appelé « enceinte de confinement ». À droite, une poutre à l'étape de la préparation de la surface et, à gauche, une poutre à l'étape du masquage, suivant l'application du revêtement primaire.

Le troisième arrêt était à l'usine où sont fabriqués et assemblés les éléments principaux du pont. Les ingénieurs ont pu observer la fabrication des poutres transversales d'ancrage, qui serviront à faire le lien entre les haubans et les poutres caissons du pont. Le mât central qui soutiendra les haubans du pont était aussi en construction.

20180416_141107860_iOS_91W.jpgPréchauffage d'une partie de la poutre transversale d'ancrage. Cette manipulation est nécessaire pour enlever l'humidité de la surface avant de procéder au soudage.

Enfin, un tour à l'extérieur de l'usine a permis aux ingénieurs d'analyser le prémontage des éléments, visant à assurer la compatibilité des pièces avant la livraison au chantier.

20180416_145746690_iOS_131W.jpgPrémontage des poutres visant à assurer la compatibilité des pièces avant leur livraison. 

Une fois prêtes, les poutres sont transportées par train jusqu'au chantier du projet Turcot où les travailleurs terminent l'assemblage avant l'installation. Au total, plus de 80 poutres seront utilisées pour la construction du pont enjambant le canal de Lachine et plus de 250 000 boulons seront nécessaires pour son assemblage. Le pont à haubans de 355 mètres de longueur comprendra 4 voies de circulation par direction. La construction complète est prévue pour 2019.

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Discutons santé et sécurité avec notre expert Jean-Sébastien Joly

Avec plus de 1 200 travailleurs et 300 000 usagers de la route chaque jour, et de nombreux riverains aux abords d'un des plus gros chantiers du Québec, la santé et la sécurité du travail (SST) sont sans contredit au cœur des priorités du Ministère. Qui dit santé et sécurité dit aussi engagement de tous au quotidien. Apprenez-en davantage grâce à l'entretien avec Jean-Sébastien Joly, ingénieur responsable du suivi de la maîtrise d'œuvre.

DSC_2200W.jpgJean-Sébastien Joly, ingénieur responsable du suivi de la maîtrise d'œuvre, Photo: Édith Martin

À quoi ressemble votre parcours depuis votre formation?

Je suis ingénieur mécanique spécialisé en automatisation, en gestion de projet et en santé et sécurité du travail. Mes expériences de travail dans le secteur privé, à la Régie du bâtiment du Québec et à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) m'ont permis de développer une solide expérience en gestion de la santé et de la sécurité du travail autant sur les chantiers de construction que dans les établissements. Depuis mon arrivée au Ministère en avril 2015, j'assure le suivi de la gestion de la santé et de la sécurité du travail pour le projet Turcot.

En quoi consiste le travail en santé et sécurité du travail?

J'assure le lien entre plusieurs acteurs du milieu, dont la CNESST, les syndicats de la construction, les entrepreneurs des lots conventionnels et le fournisseur KPH Turcot. C'est un grand travail de communication où un suivi rigoureux est nécessaire. Afin de m'assurer de la santé et de la sécurité des travailleurs, des usagers et des citoyens, je veille à ce que les obligations en matière de gestion de la santé et de la sécurité soient respectées. J'identifie les enjeux dans ce domaine et je participe notamment au comité de chantier, aux interventions de la CNESST ainsi qu'aux enquêtes d'accidents.

Jusqu'à maintenant, quel a été votre plus grand défi?

Les défis en gestion de la santé et de la sécurité du travail sur un chantier de grande importance comme Turcot sont quotidiens. Avec la collaboration des intervenants sur le chantier, il faut continuellement voir à ce que les meilleures pratiques soient appliquées. Nous nous assurons d'offrir un milieu de travail sécuritaire et de faire du projet Turcot un modèle en matière de gestion paritaire (employeurs et travailleurs) dans ce domaine. Je crois grandement qu'en travaillant ensemble nous faisons une différence.

Qu'est-ce que ça représente pour vous de travailler sur un projet comme Turcot?

Lorsque le chantier a commencé, je travaillais en tant qu'inspecteur de la CNESST. La complexité des travaux de démantèlement et de reconstruction me laissait présager de nombreux défis en santé et sécurité. Lorsqu'une occasion de prendre en charge la gestion de la santé et de la sécurité pour le projet Turcot s'est présentée, j'étais convaincu de pouvoir contribuer à une culture de santé et de sécurité positive. Je suis fier du travail accompli à ce jour avec les partenaires et je demeure très engagé afin de m'assurer que tous peuvent travailler dans un environnement sécuritaire sur les grands chantiers comme Turcot.

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Journée au colloque de l'Ordre des ingénieurs du Québec

Les 7 mai dernier avait lieu au Palais des congrès de Montréal le Colloque de l'Ordre des ingénieurs du Québec. Les projets Turcot et du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine ont été mis en valeur au Salon des exposants où un stand était partagé avec l'équipe des ressources humaines du Ministère.

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Steve Sullivan, du Service des ressources humaines au Ministère, et Roberto Lara Cardenas, ingénieur à la Direction générale des grands projets Turcot et du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, animaient le stand. Photo : Isabelle Quintal

Près de 70 participants ont fait un arrêt au stand du Ministère. Ils ont pu en apprendre davantage sur l'avancement des deux projets et leurs défis de réalisation. Plusieurs se sont interrogés sur les changements qu'apportera le projet Turcot ainsi que les nouvelles techniques de construction. Des cartes, des photos et des vidéos, dont les parcours animés des futures infrastructures du projet Turcot, ont été présentées aux visiteurs.

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Prochains comités de bon voisinage

Les comités de bon voisinage ont lieu environ tous les deux mois. Bon nombre de citoyens y participent afin d'être au fait de l'avancement des travaux, de poser des questions et de faire part de leurs préoccupations. L'objectif? Maintenir un dialogue tout au long des travaux du projet Turcot et travailler à la mise en œuvre de solutions communes. Bienvenue à tous!

Prochaine rencontre du comité du Sud-Ouest

  • Le 4 juin 2018, de 19 h à 21 h, au Centre récréatif, culturel et sportif Saint-Zotique (75, rue du Square-Sir-George-Étienne-Cartier).

Prochaine rencontre du comité NDG-Westmount-Montréal-Ouest

  • Le 11 juin 2018, de 19 h à 21 h, au Centre communautaire Saint-Raymond (5600, chemin Upper-Lachine, Montréal).

Voir les dernières présentations dans la section Comités de bon voisinage du site Web.

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Entre deux diffusions du bulletin Turcot ou pour plus d'information sur les travaux en cours, nous vous invitons à consulter la section Travaux du site Web. Pour tout commentaire, toute question ou plainte, communiquez avec nous:

Par courriel : turcot.commentaires@transports.gouv.qc.ca 

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